INTERZONE TRIO

C’est à Damas, en 2002, que Khaled Aljaramani et Serge Teyssot-Gay (alors en concert avec Noir Désir) écoutent avec une extrême attention le concert de l’autre. Aussitôt, ils se rapprochent grâce à leur seule langue commune, la musique : un guitariste de rock et un oudiste de musique orientale, l’un venu d’Europe, l’autre du Moyen-Orient. Depuis, ils ne fusionnent pas mais dialoguent : leurs cultures musicales respectives ne se fondent ni se confondent, ne se diluent ni se délitent en une neutre « zone internationale », mais se transcendent dans une vivante « Interzone » (une micronation d’Afrique du Nord, imaginée par William Burroughs dans Le Festin nu). Avides de nouvelles aventures, ils poursuivent leurs explorations avec le poète, rappeur et chanteur d’origine libanaise Marc Nammour, qui nous emmène à fleur de mots dans l’entrelac de cordes sensibles tissé par les deux artistes. Il y déclame un poème en prose intitulé « La nuit est sombre » parlant d’exil, de guerre latente et de cette quête permanente d’identité qui se veut également un hommage à la poésie engagée du Moyen-Orient, en incluant dans leur langue d’origine des textes de Mahmoud Darwich, Talal Haider, Hussein Hamza et Mourid Al-Barghouti.

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serge + khaled + marc nammour

Serge Teyssot-Gay (guitare)
Khaled Aljaramani (Syrie / oud, chant)
Marc Nammour (poésie, chant)

© DR